Ah! la technologie terrienne - Le robot Curiosity patine dans le « sable martien »
Huit mois de voyage dans l'espace, 567 millions de kilomètres parcourus, plus de deux années sur Mars... mais les fosses de sable martien sont de trop pour le robot Curiosity, qui a dû stopper son exploration pour revoir son plan de route, ainsi que l'a annoncé la NASA dans un communiqué.

Il y a quelques jours, les chenilles de Curiosity se sont mises à patiner alors qu'il entrait dans la Hidden Valley, la "vallée cachée", un territoire sableux de la taille d'un terrain de football. Le robot, dont l'adhérence sur le sable avait été testée avec succès dans les dunes de Californie, a dû faire marche arrière pendant plusieurs jours pour s'éloigner du danger.
"Il faut que nous comprenions mieux les interactions entre les roues et les ondulations du sable martien et la Hidden Valley n'est pas le meilleur endroit pour faire ce genre d'expérience", a expliqué Jim Erickson, du laboratoire de propulsion de l'agence spatiale américaine.
La NASA a également dû trouver un autre chemin vers l'un des principaux buts de la mission Curiosity, le mont Sharp, où les scientifiques pensent pouvoir étudier les changements climatiques subis par la Planète rouge. Le robot avait déjà parcouru 8 km, il ne lui en restait plus que trois pour atteindre le pied du mont.
Après être revenu sur ses traces la semaine dernière, le robot doit à présent se diriger vers le nord-est afin d'envoyer des images d'ensemble de la vallée de sable à la NASA, qui décidera de la direction à prendre. Curiosity devait normalement toucher au but à la fin de l'année, mais les scientifiques n'excluent pas de "différer certains prélèvements".


américaine a masqué une zone de la photo. Mais la trace laissée par les roues et la forme des crans de celles-ci orientent les soupçons vers l'un des robots jumeaux, Spirit ou Opportunity, et non vers Curiosity. De son côté, la Nasa peut facilement retrouver l'ingénieur qui était aux commandes du rover puisque chaque cliché est scrupuleusement horodaté : il suffirait de comparer les données de l'image avec les plannings de l'équipe de supervision. Peut-être peut-elle aussi chercher à savoir si l'un de ses employés a récemment perdu un pari... À moins qu'un hacker n'ait réussi à pénétrer le système informatique du centre de contrôle de mission, situé au siège du JPL à Pasadena, en Californie.
